Souvenirs

Fin 2019 : départ de l’équipe fondatrice de la chorale, dont Emmanuelle, cheffe de chœur pendant 27 ans

C’est à l’occasion de notre concert de répétition place Savène à Albi, avant de partir pour la Californie, que nous avons réunis les choristes, avec beaucoup d’émotions, pour offrir un dernier concert en terre albigeoise sous la direction d’Emmanuelle.

La voilà bien la cheville ouvrière (le terme est faible!) de cet édifice si solide, et à la fois si fragile. Mais aussi… la solidité, la force de caractère, le charisme de notre chef de chœur c’est quelque chose qui ne s’explique, sans doute, que par la foi qu’elle a dans le groupe, et dans le travail qu’elle fournit pour le porter à bout de bras, ce groupe si disparate.

Quelques «Gaouyous» de Peyrehorade sont venus se joindre à nous pour cette occasion et ont offert un petit répertoire de chants basques.

A ceux qui nous précédèrent dans ce chaleureux ensemble «Assou-Lézert».
Nous faisons nous aussi partie de cette belle aventure, pour ce qu’elle représente d’humaine expérience, ce qu’elle nous a fait découvrir, ce dont elle nous enrichit. Vivre c’est connaître, se connaître surtout, s’améliorer, et en cela connaître aussi les autres.

Vous nos prédécesseurs, que nous ne connaissons pas forcément, vous avez porté ce chœur avec le vôtre (de cœur). Ces petits instants engendrent parfois le bonheur. Il en découle une sorte d’euphorie saine, qui se tient en équilibre sur un plan quasi virtuel, et quand ça cesse… on redescend sur terre (le marin que je suis dirait « sur le plancher des vaches»). Vous, qui nous avez précédés dans ce chœur, vous savez de quoi je parle. La fin du chant… une impression de trop peu, de «c’est déjà fini…». On voudrait que le public soit dans le même état d’esprit, on rêve tous de ce partage… parce que le bonheur c’est quelque chose qui s’échange, sinon cela n’en est pas. Mais ça aussi, vous, nos prédécesseurs, vous qui en en permettant la continuité, la survie, vous nous avez permis bien des années après, de trouver ce chœur-cœur, cette «chorégie» comme on dit en terme un peu savant. Et c’est donc aussi grâce à vous que nous pouvons assurer que se poursuive cette aventure, cette œuvre pourrait-on dire, sans que le terme soit exagéré le moins du monde. Un jour, et quelles qu’en soient les raisons, vous êtes partis. La vie avance, chacunsuit sa voie; il en reste encore quelques-uns de ces valeureux «vétérans»; on n’en dira rien, il ne faut jamais froisser les modesties. En tous cas ça ne diminuera en rien ni la reconnaissance, ni l’admiration et le respect que nous vous portons pour, encore une fois, nous avoir permis de trouver cette chaleur chantante. Merci à vous chanteurs, cantadors, cantaïres, et autres, de toutes sortes et de tous pupitres.

Jean-Marie (Basse)

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