Les grands moments

Le Gabon terre d’Afrique à Albi.
Parmi les liens entre les cultures,… le chant est sans doute à privilégier…

En 24 ans d’existence la chorale ASSOU-LEZERT s’est attachée à faire de ce lien son argument, son but, et son nom à lui seul en est le symbole. Dans le village du TARN qui a vu naître cette chorale deux petites rivières se rejoignent, se conjuguent, s’unissent… l’ASSOU et le LEZERT…
Après moult échanges, qui se perpétuent d’années en années et constituent la raison d’être d’ASSOU-LEZERT, nous recevons la chorale Sainte CECILE, de LIBREVILLE capitale du GABON. Là encore, tout un ensemble qui s’exprime, ce n’est pas un hasard : Sainte CECILE la petite patronne des musiciens et… d’ALBI… LIBREVILLE, quel plus beau nom que celui de cette capitale africaine ? Pour contrer les dérives qui trop souvent assaillent la liberté et la tolérance.
Il se trouve… que l’une de nos choristes a passé une partie de sa jeunesse au CAMEROUN, où elle a gardé des liens forts avec la culture africaine. Un premier contact avec la chorale SAINTE CECILE de LIBREVILLE a été captivant, plein de chaleur, déterminant, et le projet s’est spontanément formé de réaliser cet échange.
Depuis 2012 ASSOU LEZERT est ambassadeur officiel de la ville d’ALBI, mais… de cœur, elle l’est depuis bien plus longtemps ! Pour la grande famille des choristes amateurs, c’est une aventure humaine : deux cultures vont se côtoyer toute une semaine, rassemblées par le propre de l’être: le chant.
La ville d’ALBI inscrite au patrimoine de l’humanité, est depuis fort longtemps ouverte sur le monde ; c’est bien là l’esprit de notre échange avec nos amis africains.
L’organisation dynamique que notre chorale à mis en place pour le bonheur de tous va rythmer ce séjour : à voir, à entendre, à donner et à recevoir … à vivre. Dans l’intensité d’une fraternelle communion.
Nous voulons donner à cet échange, valeur de symbole.

Ghislaine (Soprano) et Jean-Marie (Basse)

Des Bretons à Albi

La chorale Assou-Lézert, toujours curieuse de rencontres nouvelles, a accueilli une chorale bretonne le week-end du 8 mai. Venus  de Porspoder dans le Finistère, les Voix du Four, du nom du phare voisin, ont découvert Albi, Cordes et les environs. La chorale a investi  le marché couvert le samedi matin : chants de marins,  cornemuses et autres instruments traditionnels ont enchanté les habitués du marché. Après la visite de la cathédrale et du vieil Albi, un pique-nique dans le parc de Rochegude  a permis à nos amis de reprendre des forces avant le concert du soir où 300 personnes étaient présentes. De la brise marine au vent de tempête, toutes les forces du vent ont été évoquées par les choristes bretons, ambassadeurs convaincus de leur région. Rendez- vous a été pris à Porspoder pour 2015 où nous porterons, nous aussi, les couleurs du Sud-Ouest et d’Albi.

Brigitte (Soprano)

Les Voix du Four

C’est un réel bonheur de faire parti de cette chorale ! »Celui qui chante va de la joie à la mélodie, celui qui entend, de la mélodie à la joie ». Quand à moi, je passe de la joie à la joie ! Ce concert et cette rencontre avec ces joyeux Bretons, et ces repas si bien préparés, présentés et si délicieux au palais nous ont transporté ! On y sent la sincère volonté et le plaisir de chacun. Félicitation, on flotte devant de telles tablées ! Dans ces rencontres, chacun de vous semble comme une note de musique, rassemblés autour d’un pique nique, vous créez la partition complète d’une mélodie magique, un air dont on se souvient et que l’on fredonne ensuite… Merci de m’avoir intégré parmi vous et pardonnez mes maladresses de débutante.

Ghislaine (Soprano)

Peyrehorade

Le temps d ‘une chanson , le temps d’une rencontre, le temps d ‘un week-end , nos voix et nos coeurs chantent et nous enchantent … Merci à tous pour tout ce que vous êtes car moi ce qui me fait vibrer c’est ce que nous créons et vivons,  ensemble,  avec nos différences… Il y a des sourires , il y a des gestes , il y a des attentions qui ne s’oublient pas … Il y a des airs qui restent dans la tête et qui donnent un air de fête à notre petite vie … Il y a des moments tellement forts qu ‘ensemble nous ne faisons qu ‘un … La magie de toutes ces rencontres,  c’est qu’ elles  offrent  à chacun un moment d’éternité …Dans notre monde où tout va très vite , où le chacun pour soi semble régner  en maitre , nous nous donnons l ‘occasion de vivre autrement ; l ‘entraide , la générosité , l ‘accueil de l ‘ autre , le partage , le dépassement de soi sont toujours au rendez-vous Nous rencontrons à chaque fois des groupes extraordinaires qui nous donnent envie d ‘y croire encore plus fort … Un très grand merci à Emmanuelle parce que c’est bien elle qui nous tire vers le haut . Un très grand merci à vous tous car c’est grâce à l ‘investissement et aux qualités de coeur de chacun que le groupe fonctionne , évolue et grandit … Un très grand merci aux Gaouyous ……ils sont forts ces Gaouyous … à tous points de vue !

Françoise (Alto)

Le Grand Soir

Cela faisait plusieurs mois que nous nous préparions pour cet instant. Nous venions de passer une semaine de visites extraordinaires, chouchoutés par nos amis Américains. Mais le moment tant attendu, si redouté aussi, était arrivé. Le soleil de fin d’après midi se couchait, nous offrant cette luminosité et cette douceur si caractéristiques de la Californie. Quel contraste avec la tension intérieure, qui elle, montait à mesure que le public arrivait pour remplir la « Mémorial Church » de Stanford ! Plus possible de s’échapper. Nous sommes impeccablement alignés sur les marches, devant ces spectateurs dont nous ne connaîtrons le nombre qu’après. Heureusement. C’est ce moment précis qui restera à jamais gravé dans ma mémoire, avec, pendant le discours de Sylvie (notre présidente) et Nadine (à la traduction) si empreint d’émotion, un sentiment de fierté, patriotique et familial, de confiance envers mes amis avec qui nous avions partagé cette aventure et ces efforts, de solidarité entre tous pour offrir le meilleur de nous-mêmes. Prêts à suivre Emmanuelle jusqu’au bout !

Jean-Pierre (Basse)

Les 20 ans de la chorale

20 ans d’existence, pour une association, c’est un signe de bonne santé et de dynamisme, signe qu’elle a su dépasser la routine qui aurait pu s’installer. Et donc, forts de cette longévité, nous avons souhaité donner corps à cet anniversaire.

Un concert ? D’accord, a dit Emmanuelle, mais soyons ambitieux et exigeants. Ambitieux oui, en incluant dans le répertoire des chants qui ont émaillé ces années et qui ont marqué des étapes importantes dans la vie du groupe. Exigeants, soit, en posant vos classeurs pour offrir vos chants à votre public.

C’est ainsi que pendant des mois, nous avons revisité les chants sur lesquels la chorale a fait ses premières armes (File la laine), nous nous sommes rappelé les moments magiques partagés avec Gérard Loupias le précédent pianiste, génial et un peu poète, avons été galvanisés par ces gospels nés au contact de la chorale Aurora Singers de Californie et remué tant d’autres souvenirs.

Ces chants, il a fallu s’y replonger pour les plus anciens, les apprendre pour les membres plus récents, mais pour tous cela a été une gageure. Que de stress pour Jean-Pierre Jalabert qui a dû mettre ses pas dans ceux de Gérard et que dire d’Emmanuelle qui a su, patiemment, extraire le meilleur de nous et obtenir de haute lutte et malgré de sournois subterfuges, la dépose des classeurs !

Autre challenge de taille, mettre de la vie dans le concert en y incluant du mouvement. C’est ainsi que nos hommes se sont transformés, petit à petit, en fiers Gitans et que les Demoiselles de Rochefort se sont faites primesautières. Des mois de travail, des dimanches à répéter dans une usine désaffectée, à peaufiner les déplacements, mais une ambiance bon enfant qui, au final, a renforcé la cohésion du groupe et lui a donné un nouvel élan pour les 20 années à venir… La joie de chanter au Théâtre d’Albi en ce samedi 3 décembre 2011 devant un public d’amis et devant notre famille puis à la maison de la Musique à Cap Découverte le 25 février 2012  a été ressentie  par tous unanimement.

Brigitte (Soprano)

Voir les extraits des répétitions

Noël

« C’était un soir de décembre, l’église de la Drèche accueillait les parents et amis venus nombreux entendre les voix mélangées des petits et grands entonner des noëls venus d’Ukraine ,d’ Angleterre, d’Espagne, d’ Allemagne, de Hollande et de chez nous. A ce moment, j’ai ressenti une osmose parfaite entre ces voix et toutes les personnes réunies là dans ce cocon intime ; j’ai repensé avec beaucoup d’émotion aux Noëls de mon enfance lorraine, aux messes de minuit avec leur Douce Nuit, j’ai senti l’odeur unique du chocolat chaud préparé par ma maman au retour et l’impatience du lendemain…je suis retournée en enfance pour quelques précieux instants. La chorale, c’est aussi ça, en plus de la joie de chanter ensemble. »

Brigitte (Soprano)

Souvenir

« La chorale se met en place sur la tribune. Applaudissements. Devant, dans le public, un petit garçon s’ennuie. Comme un ver, il va des genoux de son papa sur ceux de sa maman en s’affalant. Premier chant, intrigué, il s’assied à sa place, suce son pouce et observe avec de grands yeux étonnés. Il dévisage tous ces grands un peu déguisés qui chantent, là devant, à pleins poumons. Il écoute attentivement…, esquisse un sourire complice avec celles qui lui font face. Il est comme passionné… Il se cale contre sa maman, toujours en suçant son pouce… puis va s’assoupir béatement. Un vrai bonheur. J’imagine qu’un jour… il viendra parmi nous… ou parmi d’autres, semblables. Souvenir attendrissant ! Un tableau qui ne s’efface pas de ma mémoire. »

Jacqueline (Alto)

Après des années de bons et loyaux services

Après des années de bons et loyaux services, mes meilleurs souvenirs à la chorale Assou Lézert restent sans contexte nos échanges et notre amitié avec la chorale américaine de Palo Alto « aurora singers » ; quelque chose de fort et profondément humain, c’est un peu comme une deuxième famille. Lors de l’échange avec la chorale de Normandie «la Cantarelle », Ginette et Thérèse sont devenues des amies. L’année de préparation du « concert des 20 ans » de la chorale, fut intense (beaucoup de travail même certains dimanches) mais le résultat commun fut au delà de nos espérances, quelque chose de magique et de grand. Hormis le côté concerts, spectacles, échanges…(certains inoubliables), ce que j’apprécie à la Chorale Assou Lezert c’est la convivialité et l’amitié. Hier soir à la répétition, après des mois d’absence, c’est avec grand plaisir que j’ai retrouvé ma « jumelle » Suzanne (qui revient pour les mois d’hiver)

Marie-Chantal (Soprano)

A nos anciens… enfin, disons… ceux qui nous précédèrent dans ce chaleureux ensemble « Assou Lézert ».

Nous faisons nous aussi partie de cette belle aventure, pour ce qu’elle représente d’humaine expérience, ce qu’elle nous a fait découvrir, ce dont elle nous enrichit. Vivre c’est connaître, se connaitre surtout, s’améliorer, et en cela connaître aussi les autres.

Vous nos prédécesseurs, que nous ne connaissons pas forcément, vous avez porté ce chœur avec le vôtre (de cœur). Ces petits instants engendrent  parfois le bonheur. Il en découle une sorte d’euphorie saine, qui se tient en équilibre sur un plan quasi virtuel, et quand ça cesse… on redescend sur terre (le marin que je suis dirait « sur le plancher des vaches »). Vous, qui nous avez précédés dans ce chœur, vous savez de quoi je parle. La fin du chant… une impression de trop peu, de « c’est déjà fini… ». On voudrait que le public soit dans le même état d’esprit, on rêve tous de ce partage… parce que le bonheur c’est quelque chose qui s’échange, sinon cela n’en est pas. Mais ça aussi, vous, nos prédécesseurs, vous qui en en permettant la continuité, la survie, vous nous avez permis bien des années après, de trouver ce chœur-cœur, cette « chorégie » comme on dit en terme un peu savant. Et c’est donc aussi grâce à vous que nous pouvons assurer que se poursuive cette aventure, cette œuvre pourrait-on dire, sans que le terme soit exagéré le moins du monde. La voilà (Emmanuelle, of course) bien la cheville ouvrière (le terme est faible !) de cet édifice si solide, et à la fois si fragile… Une vraie curiosité (je parle de l’édifice bien sûr…). Mais aussi… la solidité, la force de caractère, le charisme de notre chef de chœur c’est quelque chose qui ne s’explique, sans doute, que par la foi qu’elle a dans le groupe, et dans le travail qu’elle fournit pour le porter à bout de bras, ce groupe si disparate. Un jour, et quelles qu’en soient les raisons, vous êtes partis. La vie avance, chacun suit sa voie ; il en reste encore quelques uns de ces valeureux « vétérans »; on n’en dira rien, il ne faut jamais froisser les modesties. En tous cas ça ne diminuera en rien ni la reconnaissance, ni l’admiration et le respect que nous vous portons pour, encore une fois, nous avoir permis de trouver cette chaleur chantante. Merci à vous chanteurs, cantadors, cantaïres, et autres, de toutes sortes et de tous pupitres.

Jean-Marie (Basse)

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