Témoignages

Dimanche matin, 9h30, répétition pour le Gala de l’Orchestre St Eloi

Malgré la grisaille de ce dimanche matin, la matinée fut tonique, conviviale et remplie d’émotion. Tout d’abord, échauffement des voix, guidée par notre chef de chœur, toujours aussi pétillante et pleine d’entrain, même de si bon matin ! Vins ensuite le moment de la répétition avec l’orchestre St Eloi. Dans un silence presque parfait … ! Chacun prend sa place, retient son souffle. Patrick COUFFIGNAL nous donne les dernières consignes, Emmanuelle, elle veille sur ses choristes. Et soudain, l’orchestre démarre, la batterie, les cuivres, les trompettes retentissent et nos voix s’élèvent, s’accélèrent et s’unissent avec eux. Le moment est unique …C’est une première fois pour moi… L’émotion me gagne et je me laisse porter par cette ambiance magique toute la matinée… cette symbiose trouvée avec tous ces musiciens. Merci à tous de créer cela, de rendre certains moments étonnants, quelle chance pour moi de les partager avec vous tous.

Carole C. (Soprano)

Une répétition avec l’Harmonie de Saint Juéry

Quand une chorale et un orchestre s’animent le temps d’une répet, ouhaaaa! Ca pétille, ça frétille, ça crépite en nous et ça swingue! Mais où était donc cette énergie positive qui fait soudain surface, portant nos voix exaltées dans le vent, les cordes et la peau des instruments de l’orchestre…ça y est nous aussi on en a les poils sur la peau dressés, les cordes vocales secouées au vent de notre souffle donnant vie aux sons mélodieux si précieux aux oreilles de chacun… à la grande joie de notre chef de choeur elle aussi en émoi. L’orchestre, enrichi de notre pianiste nous dope, nous brillons.

Chefs, d’orchestre et de choeur que tout opposerai à première vue, sont maintenant dans la note, effectuant un balais gestuel énergique et qui mène les troupes tant de musiciens que de choristes! Croyez-moi, nous étions tous portés. Quand on sort de là…on vole au-dessus des oiseaux…

Ghislaine M. (Soprano)

Quand une Françoise rencontre… une autre Françoise…. On chante !

Ils sont venus d’un port breton Du Finistère nord et salé Sont arrivés en Albigeois Armés de leurs chants de marine Avec cornemuses et bombardes Accordéons… tricots rayés Plus différents que nous… tu meurs ! Et pourtant eux sont bien vivants La différence fait le monde Et dans le chant on communie Gast !… des bretons en gaillacois Juste en limite du Ségala On n’avait pas vu ça depuis… Depuis longtemps la chose est sûre Ce fut une cordiale invasion Bon enfant en harmonies amicales Fallait voir les mines ébahies Sur le marché d’Albi la cathare Lorsque ces notes ont retenti Dans ces sonorités celtiques… bizarres Pendant une heure il est passé Comme une odeur de goémon Qui nous changeait de l’aligot De l’omelette aux répounchousss Et des effluves viticoles Ou des cèpes suaves qui rissolent Comme c’est la loi en ce bas-monde Le meilleur comme le pire a une fin En cette matinée de dimanche Où le ciel s’était fait breton Ils sont remontés dans leur car Pour le retour aux rives d’Iroise L’œil se fit un peu hunide Ils retournaient vers l’phare du Four Battu d’une mer un peu (sic) froide… Qu’ils parviennent à réchauffer A coup d’chansons et d’amitié. Jean-Marie L. (Basse, faux breton mais vrai marin)

Son verbe est d’une douceur extrême, doré, turquoise…

C’est le repos du guerrier, et le gros macho, basique, le fort en gueule…elle le désarme… y’a rien à faire, c’est comme la voix des sirènes, si tu la suis c’est pieds et poings liés… et au fond tu ne demandes que ça. Tu ne peux pas la regarder dans les yeux, ou alors il te faut tenir très fort la rampe sous peine de basculer dans son monde… et ça… tu crains, c’est trop, Tant de douceur, comment est-ce possible… est-ce qu’elle est vraie ? Ouah ! elle est irrésistible !

Moi, quand je l’entends c’est pas comme dit Renaud, « entendre la mer » c’est beaucoup mieux, gazouillis, brise légère dans les feuilles d’un tilleul, friselis des vagues… toute la douceur du monde ; c’est du miel. Même si elle ne dit rien, elle est là et elle me regarde, son regard c’est pire et mieux que tout, j’ai l’impression qu’elle me connait depuis toujours qu’elle sait tout de moi, qu’elle me connait bien mieux que je ne me connaitrais jamais. Une jolie fleur dans une peau de vache, elle peut aussi l’être… je le sais. Je l’aime… je le sais j’en suis sûr, elle me fait fondre et bien sûr elle n’est pas la première, et sans doute pas la dernière. Il y en a et il y en a eu comme ça… combien ? Mais là (ici et maintenant), elle, c’est ELLE et elle est unique j’en suis tellement sûr… Je sens son rythme, son phrasé, son ton qui m’emporte ailleurs, dans son monde. Et puis, j’essais de le traduire, de LA traduire, sur mes six cordes… c’est tellement approximatif que j’ai l’impression de la trahir, de la bafouer, de la parodier… un blasphème ? Une caricature d’elle ? Never… c’est tout à fait impossible… man !! C’est terrible de penser qu’elle est ma petite merveille du moment (eh oui je suis comme l’artichaut… ou la marguerite…), qu’elle est au-delà de l’incomparable ; terrible de n’avoir qu’elle en tête… et puis d’y penser avec un plaisir, un bonheur total, dans mon mind elle habite je me dis et je me redis ce qu’elle est, comment elle est, avec surtout ses détails, et je sais qu’après elle il y en aura une autre, et encore, et encore. Pourtant… je sais aussi que, quand même, je ne pourrais jamais l’oublier… Never man… !! Elles sont des millions, et pourtant elle… elle est unique. Tout ce qui est elle, tout ce qui la fait  « ELLE », ce tout, c’est elle et rien qu’elle, elle ne doit rien à personne. Pour moi… elle passe comme un rêve. Je ne veux pas savoir ce qu’elle était AVANT, ni d’où elle vient, ni qui l’a enchantée ou désenchantée, rien de ses défauts et pas plus de ses qualités ; « elle je ne veux qu’elle » disait une chanson… Que ses traits soient comme ceci ou cela, qu’importe ? Son charme, ah… son charme… « su carmen unico … que felicidad ! « … Elle,  vous l’avez deviné, elle s’est reconnue… bien sûr que ces fleurs sont pour  toi… … MA CHANSON…

Jean-Marie L. (Basse)

La chorale : instants magiques

Que ce soit pendant les répétitions au moment du déchiffrage et de l’apprentissage ou pendant les concerts et leur bouffée d’adrénaline, c’est chaque fois un plaisir pour moi de chanter sous la direction d’ Emmanuelle.

Mais un mystère demeure. Comment fait notre pianiste pour être toujours en phase ?

Françoise M. (Alto)

Chanter ensemble

« Chanter ensemble, faire partie d’une chorale : C’est le plaisir de vivre un temps de convivialité.

La musique permet de réunir, de fêter. Faire de la musique c’est avant tout écouter, être attentif, être centré et mémoriser. Apprendre des chants, c’est reconnaître, nommer et ainsi se cultiver, appartenir à une époque et découvrir la fabuleuse histoire des hommes. C’est avoir aussi le plaisir d’imaginer. Grâce à la musique le corps travaille le souffle, le rythme, la posture, différentes attitudes. Pour chanter il faut avoir les pieds sur terre et la tête dans les étoiles. Faire de la musique c’est communiquer avec les autres, c’est transmettre un message, c’est donner de l’émotion ».

Marie-Françoise T. (Soprano)

Une chorale c’est un chœur…

Une chorale c’est un chœur, c’est-à-dire une réunion de personnes qui chantent ensemble.

On voudrait que le chœur ne fasse qu’un seul cœur, en tous cas l’idéal voudrait que tous (et chacun) y mettent du cœur et y aillent de bon cœur. Les choristes forment un ensemble ou les cœurs battent à l’unisson, et battent aussi pour un chant : celui-ci, qui te laisse indifférent(e) me tire les larmes ; celui-là qui te met en transe me laisse de marbre. La (ou le) chef de chœur tâche d’assembler tous ces cœurs, l’espace d’un chant. Et pourtant… parfois… le résultat vous va droit au cœur.

Jean-Marie L. (Basse)

Mon ALBI

        Dans ce Tarn rocailleux, tout comme son accent        Chemine une rivière émeraude qui flâne         Mais si parfois les pluies la changent en torrent         C’est le sang des Cathares qui dans ses eaux s’enflamme         Lové près d’un méandre, un troupeau de maisons         Se presse tout auprès d’un sphinx tanné d’argile         Imposant, rassurant, dominant l’horizon         Basilique fortifiée au doux nom de « Cécile »         L’assemblage parfait de ses millions de briques         Bastion dissuasif pour les envahisseurs         Garde jalousement en écrin symbolique         Une nef flamboyante, un jubé et un choeur         Les ruelles autour s’enfoncent et serpentent         Dans une ombre propice de toits en avancée         C’est là le vieil Alby, c’est celui que je chante         Théâtre de mon enfance, gardien de mon passé         Vers Toulouse-Lautrec allons à La Berbie         Aux jardins suspendus inspirés par Le Nôtre         Ecouter dans le soir les cloches de Saint-Salvy         Quand tons fauves et parfums cette harmonie exhorte         Le bien nommé « Pont Vieux » surveille les gabares         Emportant autrefois la cocagne et le vin         Depuis, port de plaisance, à la plage elles s’amarrent         Quand l’onde et les remparts balisent un vert chemin         Le rêve est notre guide dans ces lieux enchanteurs         Inondés de mémoire et pétris par le temps         Evoquer embellit, agréons la saveur         Du jadis bienveillant, essence du présent.

Bernard R. (Basse)

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